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Poulets locaux : Le gouvernement fixe un prix plafond pour protéger les éleveurs et les consommateurs

Une mesure d’encadrement des prix des poussins de chair pour accompagner la suspension des importations et dynamiser la filière avicole nationale.

Le gouvernement burkinabè intensifie ses actions pour la souveraineté alimentaire. Après l’annonce de la suspension temporaire des autorisations d’importation des poussins de chair (communiqué n°2025-005/MARAH/CAB du 03 octobre 2025), les ministères de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) et de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques (MARAH) ont publié un communiqué conjoint (n°25-0015) fixant les prix plafonds de cession des poussins chairs.

Cette décision fait suite à des concertations avec les acteurs de la filière et vise un double objectif : garantir des prix justes pour les éleveurs nationaux et éviter une flambée des prix pour les acheteurs, notamment les aviculteurs.

Les prix plafonds de cession fixés sont les suivants :

– Coquelet : 300 FCFA

– Bleue d’Hollande : 450 FCFA

– Local amélioré / métissé : 600 FCFA

– Kuroiler, Goliath, Sasso roux/blanc : 700 FCFA

– Poussin du Faso, Kuroiler 1$^{er}$, Noiler, Sasso, Cobb 500, Ross 308, Beldi : 750 FCFA

Le communiqué précise que les prix peuvent être librement négociés entre les différentes parties prenantes, mais sans excéder le prix plafond fixé pour chaque souche. Cette mesure entre en vigueur pour une durée de six (06) mois, renouvelable.

Le texte du communiqué sur les prix de vente des poussins

​Selon les autorités, cette régulation est essentielle pour sécuriser la filière avicole burkinabè, second plus grand pourvoyeur d’emplois après l’agriculture et l’élevage. L’encadrement des prix vise à prévenir toute spéculation qui pourrait nuire aux efforts de promotion de la production nationale.

​Le gouvernement a également souligné que tout manquement aux dispositions de ce communiqué exposerait les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. L’opinion publique est d’ailleurs invitée à signaler tout abus via les numéros verts suivants : 80 00 11 84 / 85 / 86.

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