Montréal, 27 septembre 2025 – Le Burkina Faso a porté sa voix à la tribune de la 42ᵉ Assemblée générale de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). Mandaté par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a prononcé une déclaration soulignant les priorités du pays en matière d’aviation civile.
Une aviation au cœur du développement national
Dans son intervention, le Ministre d’État a rappelé que le transport aérien est un levier stratégique pour la mobilité, le commerce et le développement économique. Depuis 2010, le trafic passagers au Burkina Faso affiche une croissance annuelle moyenne de 6 %, traduisant la demande croissante de mobilité aérienne.
Le pays a déjà enregistré des avancées notables :
Certification internationale de l’Aéroport de Ouagadougou selon les normes de l’OACI ;
Objectif de certification de l’Aéroport de Bobo-Dioulasso d’ici 2026 ;
Engagement de la compagnie nationale Air Burkina, fondée en 1967, comme acteur central d’une aviation nationale compétitive.
Coopération régionale et ambitions de l’AES
M. Zerbo a également insisté sur la dimension régionale de cette dynamique, dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le Mali et le Niger. L’objectif est de bâtir un espace aérien intégré, avec des initiatives en matière de :
recherche et sauvetage,
formation conjointe,
harmonisation des normes de sûreté.
Le projet phare est la création à Ouagadougou d’un Centre de formation aéronautique de référence, qui renforcera les capacités techniques des professionnels de l’aéronautique de l’AES et de la sous-région.
Un appel à une coopération internationale renforcée
Malgré ces progrès, des défis persistent : part modale encore faible, contraintes budgétaires, vulnérabilités structurelles. Le Burkina Faso a proposé trois axes prioritaires pour un partenariat accru avec l’OACI :
1. Renforcement des capacités et formation ;
2. Accès aux carburants d’aviation durables ;
3. Diffusion de technologies adaptées aux contextes locaux.
Le ministre a conclu en affirmant que l’aviation civile reste un vecteur de rapprochement entre les peuples et de développement économique, appelant la communauté internationale à œuvrer pour une aviation mondiale plus sûre, plus équitable et plus durable.






















